Les Enquêtes de Simon
L'argot de Simon Le gaga stéphanois de Simon

Argot : Ensemble des mots particuliers qu'adopte un groupe social vivant replié sur lui-même et qui veut se distinguer et/ou se protéger du reste de la société (certains corps de métiers, Grandes Ecoles, prisons, monde de la pègre, etc.).

Imaginez ce texte dit par un Titi Parisien ou une goualeuse... et ajoutez-y l'accent !

« Si en entrant dans un assommoir parisien, vous trouvez un croque-note qui agite sa boîte à sanglots et qui fait piauler même les gouapes les plus farouches, que le serveur vous sert une quille de piqueton et que les gobelotteurs vous obligent à partager, mieux vaut le faire. Vous passerez en compagnie de Ginette, une persilleuse sur le retour qui finira pas en gratte-cul, une soirée des plus agréables. Vous rencontrerez des bassinoires à la drôle de binette qui n’iront pas molo sur le piccolo et qui vous interdiront de boire du bouillon de canard entre chaque verre et vous expliqueront qu’une soirée ça se termine avec un casse-gueule et pas autre chose. Impossible de partir sur une jambe, il faudra pas faire le finasseur avec eux. Après cela vous battrez la muraille mais, mais le gratte-ciel à côté de vous, vous empêchera d’aller roupionner peinard. En rentrant vous prendrez une rincée par votre légitime qui vous attend depuis des plombes et qui avait fait la cuistance aux petits oignons. Ce soir-là vous pourrez pas besogner parce que vous serez rond comme une queue de pelle mais surtout parce que votre bourgeoise aura fermé sa porte. Restera plus que vous et votre bouffarde de gris, une tinette au pied du divan au cas où une envie de renarder vous prenne. Vous piquerez une ronflante jusqu’au levé du bourguignon et vous vous réveillerez l’avaloire desséché comme un pruneau en n’ayant qu’une envie, avaler un p'tit noir et recommencer ? »

Si vous n’avez pas tout compris, allez voir dans le mini lexique de l’argot de Simon.

Parler gaga : est un dérivé du langage régional que l’on utilise autour de Saint-Étienne. Il se caractérise par l’accent stéphanois et l’utilisation de mots spécifiques et des structures syntaxiques bien typiques de la région.

Imaginez ce texte dit par une commère stéphanoise... et ajoutez-y l'accent !

« Bosseigne ce mâtru, y me fait tirer peine. Tous les matins je le vois par le cafuron, y part ramasser ses barabans et ses babets avec sa boge dans la forêt. C’est que sa mère elle fait trop la pampille cette gambelle. Elle est mieux douée pour aller au boit d’bout que pour aller à la luche. Et son coissou qu’est tout mâchuré et cafi de poux ! Moi j’t’en foutrais une cempote de coups de pied dans le derrière à celle-ci tiens ! Enfin, pas la peine de gongonner et de broger, la journée commence que et faut que je porte les gandouzes devant le portail avant que les gandous y passent. Suis ben bazut de me faire du mouron comme ça pour un galapiat comme lui ! Fouilla, ça me fout la lourde cette histoire ! En plus suis tellement à barreau que j’ai faillis m’oublier ! C’est que nous les Manuchards on boulique sans cesse, toujours à cacaçon sous les machines et on a du mérite on se met jamais en caisse. Ce qui me fait bien plaisir c’est la belle fricaude que je vais nous faire pour le souper. C’est que chez nous on pichorgne pas et on laisse pas des équevilles, on aime pas déprofiter. Y vont encore dire que je jabiasse et que je fais ma babielle mais je trouve que le Néné y fait son farmélan depuis qu’il est avec la Marie. La manière qu’elle est peton cette poutrasse, moi je pourrais pas y supporter !  C’est qui va s’en voir en la fréquantant. Après y viendra pas chounier !  »

Si vous n’avez pas tout compris, allez voir dans le mini lexique du gaga de Simon.

Lady Hurbery Huguette